dixit

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche, avril 12 2009

Droit du sol - Charles Manson

9782203019683_cb.jpg Alors que Mayotte vient de voter, sans trop savoir pourquoi, pour son accession au statut de département, Charles Manson sort cette imposante BD qui pose un regard à la fois acéré et bienveillant sur cette île. Des mots et des images justes sur les absurdités et les merveilles sur ce bout de terre tropicale. Ça commence ainsi :

MAMOUDZOU (AFP) — Quatorze personnes ont péri et sept étaient toujours portées disparues vendredi soir, 24 heures après le naufrage, au large de Mayotte, d'une barque chargée de clandestins en provenance des Comores venus chercher fortune sur l'île française de l'Océan indien. Selon les témoignages des rescapés, le "kwassa", une barque de pêche traditionnelle, transportait 33 personnes, dont 7 enfants. Il a sans doute heurté un platier, c'est-à-dire un haut-fond de corail découvrant à marée basse. C'est un pêcheur qui a découvert le naufrage. Il a réussi à sauver huit personnes en les déposant sur une plage, avant de donner l'alerte à 01H05 locales vendredi. Le PC de l'action de l'Etat a aussitôt été activé pour suivre le déroulement des opérations. Toute la nuit, une vedette de la police de l'air et des frontières, une autre de la gendarmerie ainsi qu'un navire de la gendarmerie maritime ont participé aux recherches, renforcées par un ULM au lever du jour.Quatre naufragés supplémentaires ont ainsi pu être secourus. Un précédent naufrage de "kwassa", le 24 juillet, avait fait six morts et seize disparus à un kilomètre à peine des côtes.

A lire donc.

Casterman / 440 pages / 24 €

mardi, avril 29 2008

Histoires, par Emmanuel Pourtal

Quand l’un de mes petits-fils me dit un beau jour “ Mais, Papé, cette histoire tu me l’as déjà raconté au moins trois fois”, je décidais de les écrire une par une, de les numéroter, de les mettre en liasse avec une page blanche entre chaque histoire sur laquelle je pourrais mentionner “Histoire racontée à Pierre, Marc ou Jean le...” Je pourrais même y ajouter une approbation, par exemple “A paru s’y intéresser, a ri ou souri poliment, bide complet, etc.” Je pourrais ainsi, après consultation des appréciations, soit supprimer purement et simplement cette histoire qui ne présente d’intérêt que pour moi-même, soit simplifier, soit en rajouter, soit enfin la transformer pour en faire une fiction, un conte, un roman sans aucun rapport avec la réalité. Mais tout de même en conservant une trame qui la relirait à l’histoire primitive. Décision importante qui me demanderait certainement un gros travail, mais qui stimulerai ma mémoire, naturellement faible, mais en raison de mon grand âge, normalement défaillante.

Lire la suite...

dimanche, mars 30 2008

Oostende

P1020359.JPG

mardi, juin 26 2007

Mistral et Brise de Mer

Brise de Mer et Mistral étaient deux cousins de la grande famille des Vents. Brise de Mer arrivait toujours du Château d'If ou du Frioul, deux îles au large de Marseille. Mistral arrivait de Valence, survolait le Rhône et en Avignon, s'engouffrait dans la vallée de la Durance. Et tous deux se rencontraient en Aix. Brise de Mer était petite, douce mais têtue. Mistral était très grand, très coléreux, mais ses colères s’arrêtaient toujours le soir, car Mistral était très « dormiasse » et il lui fallait plus de douze heures de sommeil pour refaire ses forces et même le matin il mettait un gros bout de temps pour retrouver toutes sa colères. Brise de Mer avait bien essayé de discuter avec Mistral, pour le sermonner et lui conseiller de se calmer, mais Mistral parlait tellement fort et faisait tellement de gestes que Brise de Mer, qui n’était pas belliqueuse, haussait les épaules et retournait tranquillement chez elle.

Un jour, deux jours, trois jours… neuf jours, Brise de Mer avait essayé de calmer son méchant cousin. Mais neuf fois elle était revenue dans ses îles, découragée. Les gens d’Aix, énervés par le Mistral, avaient envoyé une délégation à Brise de Mer, la suppliant de revenir chez eux. Mais Brise de Mer leur avait dit « Qu’est-ce que vous voulez, braves gens, j’essaie bien de discuter avec mon cousin Mistral, mais il n’écoute rien et ne veut rien comprendre. Il crie, il gesticule, il me fatigue. » « J’essaierai encore demain et puis c’est fini, je reste chez moi. »

Le lendemain Brise de Mer se leva de très bonne heure, se rendit à Aix, s’installa sur tout le Pays d’Aix de Banon à Venelles et attendit. Mistral qui commençait à être très fatigué de ses neufs jours de colère, arriva très tard à Salon, mal réveillé. Brise de Mer, très calmement mais d’un ton ferme, lui dit : « Cousin Mistral, aujourd’hui tu m’écouteras. Les gens d’Aix en ont assez de tes colères. Ils voudraient bien que tu retournes chez toi pour te reposer. D’ailleurs, je trouve que tu as mauvaise mine et, à mon avis, tu dois couver une méchante grippe. » Mistral se regarda dans une glace et se trouva les yeux gonflés, le teint gris et en tirant la langue la trouva bien blanche. Il remercia sa cousine Brise de Mer et s’en retourna, très las, dans ses rochers de bord du Rhône. Il se rendormit et Brise de Mer put revenir tous les jours se promener tranquillement sur le Pays d’Aix qu’elle aime tant.

Emmanuel Pourtal

vendredi, juin 22 2007

M'Gombani 04.2007

R0014092.JPG

dimanche, juin 10 2007

Transphotographiques

Dernière semaine pour apprécier le Festival des Transphotographiques (Sixième édition) qui se tient jusqu'au 17 juin, dans la région Nord Pas de Calais et en Belgique... P1010285.JPG

avant / après

P1010130.JPG

150 films de 3 minutes, de bons moments d'archi, à ne pas manquer.

Jusqu'à mi-septembre à la Cité Chaillot

mercredi, décembre 20 2006

BONDO ?

Bondo.gif

lundi, décembre 4 2006

Mon voisin est un artiste

Il faudrait que j'écrive un jour une nouvelle avec mon voisin mauricien comme héros. Non un roman même. Un moustachu au ventre aussi large que son sourire, toujours à traîner autour de son pickup à la vitre obstruée par un sac poubelle noir. Un jour je le déniche au bord d'un cimetière à faire des trous à la pioche avec ses maçons, juste à l'endroit où je suis sensé refaire un bout de route, un parking, de l'éclairage et quelques aménagements pour faire bien. Il va faire une cloture. Evidemment je suis pas au courant, il bosse pour la Mairie et moi pour l'Equipement en contact avec le Conseil Général, tout ce petit monde se voit au moins tous les deux jours, joue au foot ensemble, se marie, voire plus, mais impossible de se tenir au courant. Bon.

Petit à petit ça pousse, un petit muret d'abord, assez costaud pour résister simultanément à un cyclone, un tremblement de terre et au crash d'un avion de combat plein de pétards chirurgicaux. Les locataires du cimetière doivent se sentir rassurés. Le soir, on en discute. On se comprend pas forcément mais ça ne gâche rien. Il y a quelques jours il m'attendait impatiemment. Oui j'avais vu son oeuvre, trois arches de béton dressées dans la journée, pas une identique, toutes trois aussi jolies que peuvent l'être des blocs de béton armé fusant vers un ciel nuageux. Et puis il y a eu les balustres. De jolies balustres de béton de style arabo-rococo, du très rare ici, tellement rare que depuis que son fournisseur est en tôle pour des arnaques quelconques il sait plus comment finir sa funèbre muraille. C'est là que le bougre commence à sacrément me plaire, car il est démerdard en plus. Il récupère de la résine à bateaux, fait un moule, puis sept autres, colle un gars modérément déclaré devant qui lui produit huit balustres par jour, et chope un autre chantier en attendant d'avoir un petit capital de 400 balustres dans son jardinet pour finir son chantier. Chapeau. En plus il est rassurant, il va rajouter un petit chaînage de béton bien armé au dessus de tout ça histoire que ça passe les siècles sans soucis, et me promet d'achever son oeuvre par un barbouillage général en blanc. Avec un touche de vert sur les arcades. Ca va péter.

Ah oui, et hier il me voit sortir de chez moi chargé par des pagaies alors que la tempête fait rage. Il intervient promptement et m'interdit de sortir en mer pour vérifier l'amarrage du bateau : il ne veut pas "perdre un ami".

Merci l'artiste.

lundi, novembre 13 2006

Retour à Moroni

13.11.2006

Anjouan. Quinze minutes d'arrêt. L’aérogare a commencé à se refaire une beauté depuis mon dernier passage. Même nonchalance en bord de piste, chantier langoureux, uniformes variés et bruissement des conversations à l’ombre. L’équipage attend tranquillement la chargement sous l’aile du petit coucou de Comores Aviation.

Lire la suite...

- page 1 de 2